Un philosophe « woke » prétend destituer l’Église

Le christianisme comme « fondement de l’Europe aryenne » Photo© Flickr

Un philosophe « woke » prétend destituer l’Église

Parmi les cibles du mouvement woke se trouve, nul ne sera étonné que figure l’Église catholique.

Jugée « blanche », « patriarcale » et « homophobe », elle est logiquement l’ennemi à abattre d’une idéologie dont l’objectif ultime est la « déconstruction » de l’Occident, c’est-à-dire, au fond, des restes de la civilisation chrétienne.

Plus surprenant, en revanche est l’audace dont font preuve les apôtres du wokisme pour « canceller » le christianisme.

Philosophe espagnole transgenre, Paul Preciado, anciennement prénommée Beatriz, a profité de la publication du rapport Sauvé concernant la pédocriminalité dans l’Église française, pour réclamer l’expropriation de Notre-Dame de Paris par l’État français.

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Dans un article publié dans Mediapart, le 12 octobre 2021, elle demande que la plus célèbre des cathédrales françaises soit transformée en un « en un centre d’accueil et de recherche féministe, queer, trans et antiraciste et de lutte contre les violences sexuelles ». Rien que ça !

L’ « intellectuelle » woke pousse la provocation jusqu’à réclamer que Notre-Dame de Paris soit rebaptisée « Notre-Dame des survivants et survivantes de la pédocriminalité. »

Loin d’assumer un blasphème, Preciado vante « une révolution. » Au regard de l’histoire, on sait que les deux vont souvent ensemble…

Le christianisme comme « fondement de l’Europe aryenne »

Dans le même article, Paul B. Preciado prétend que « le processus d’émancipation corporelle et cognitive qui s’amorce ces jours-ci implique l’approfondissement de la séparation entre l’Église et l’État ».

Pour il, s’il est vrai que l’Église n’est aujourd’hui plus propriétaire de tous ces bâtiments, « elle conserve la possession morale et la domination symbolique des espaces ». Or, estime la philosophe, ces derniers devraient appartenir aux citoyens, ainsi qu’aux « victimes de la violence sexuelle ecclésiastique ».

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En vérité, les scandales d’abus sexuels semblent être surtout un prétexte pour s’en prendre à une soi-disant « tradition chrétienne louée par l’extrême droite comme le fondement de l’Europe aryenne » et coupable, d’après elle d’avoir engendré « une tradition de masculinisme, de racisme et d’abus sexuels sur les enfants et les femmes ».

Comme on pouvait s’y attendre de la part d’un militant woke, la conclusion de Preciado ne s’embarrasse pas de la nuance : « Si la criminalité sexuelle n’est pas un accident, mais l’architecture même du pouvoir de l’institution ecclésiastique, alors il est nécessaire d’exiger un processus de destitution de l’Église. » Même les soviétiques n’y avaient pas pensé…

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