NE LIVREZ PAS NOS EGLISES A L'INFAMIE!

Mon message de protestation à Son Excellence Mgr Laurent Ulrich, archevêque de Paris

NE LIVREZ PAS NOS EGLISES A L'INFAMIE!

Excellence,

J'ai appris avec consternation que plusieurs églises du diocèse de Paris ont été mises à la disposition de la Nuit Blanche, placée sous la direction artistique de Barbara Butch.

Vous n'ignorez pas que cette dernière fut l'une des figures les plus marquantes de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Paris, au cours de laquelle une représentation, dénoncée par d'innombrables catholiques comme une parodie de la Cène, a profondément blessé des fidèles dans le monde entier.

Je ne peux comprendre qu'une telle collaboration ait pu être autorisée. Une telle décision a semé le trouble, scandalisé de nombreux catholiques et donné le sentiment que le caractère sacré de nos églises n'était plus suffisamment protégé.

Nos églises ne sont ni des salles de spectacle ni des espaces d'expérimentation artistique. Elles sont des lieux consacrés à Dieu, où est célébrée la sainte messe, où les pécheurs reçoivent le pardon et où tant d'âmes viennent chercher réconfort et espérance.

Comment ne pas être scandalisé d'apprendre que des confessionnaux, des chapelles latérales et même une chapelle d'hôpital aient accueilli des installations étrangères à leur vocation spirituelle ?

Avec l'ensemble des sympathisants d'Avenir de la Culture, je vous demande de déclarer clairement que les églises du diocèse de Paris ne seront plus jamais mises à la disposition de manifestations incompatibles avec leur caractère sacré, et de veiller personnellement à ce qu'un tel évènement ne puisse se reproduire.

Les fidèles attendent de leur archevêque une protection ferme du caractère sacré de leurs églises. À une époque où le sens du sacré s'efface, je vous demande d'exercer pleinement cette responsabilité et de garantir que les lieux consacrés au culte ne puissent plus être détournés de leur mission.

Je vous prie de croire, Monseigneur, à l'assurance de mon profond respect filial.