« Retournons à nos racines » : le cri d’alarme d’un historien pour la France

« Retournons à nos racines » : le cri d’alarme d’un historien pour la France

Dimitri Casali, écrivain, essayiste et ancien professeur d’histoire, vient de publier Quand la France perd la mémoire. Dans un entretien publié dans les colonnes du Figaro, il revient sur ce qui manque aujourd’hui à notre pays : la transmission d’un grand récit commun. Il plaide pour remettre au cœur de l’éducation l’héritage historique et chrétien qui a façonné la France.

Il explique d’abord ce qui l’a poussé à écrire ce livre. Pour lui, tout commence par la mission de transmettre : « Mon but est de transmettre notre histoire aux jeunes générations, à travers ce grand récit national complètement oublié aujourd’hui, récit à la fois fédérateur et aussi équilibré, qui rassemble toutes les composantes de notre nouvelle société. »

Et il pointe une responsabilité claire : « Si nous en sommes là aujourd’hui […] c’est parce que nos dirigeants ont failli et n’ont pas su transmettre notre héritage. »

Dimitri Casali déplore particulièrement l’oubli de nos racines chrétiennes, un effacement qu’il juge dangereux : « Aujourd’hui, les racines chrétiennes de notre culture sont complètement oubliées. Je m’élève contre cette amnésie. »

« L’Histoire de France commence lors de ce baptême. Il faut être fier de cet héritage chrétien et le défendre parce qu’il est attaqué. On le voit chaque jour avec nos 56 000 églises […] dont la plupart sont vandalisées », rappelle-t-il avec force.

« La France a été pendant pratiquement 15 siècles la fille aînée de l’Église. Ce n’est malheureusement plus enseigné dans les programmes », déplore l’écrivain.

Pour lui, cet oubli n’est pas neutre et s’inscrit dans une transformation profonde des contenus éducatifs : « Le chapitre sur l’Occident chrétien […] a été remplacé par un chapitre sur la déforestation au Moyen-Âge. Cet impact de l’écologie et de la gauche sur les programmes scolaires est désastreux. »

Il revient ensuite sur Sainte Jeanne d’Arc, figure fondatrice du patriotisme français : « Le patriotisme français n’est pas né en 1789 […]. C’est la Guerre de Cent Ans et spécialement Jeanne d’Arc qui fondent le patriotisme. » 

Pour lui, si cette héroïne est si peu célébrée aujourd’hui, c’est pour d’évidentes raisons idéologiques : « La gauche a depuis 40 ans mis la main sur les programmes scolaires […]. Pour certains jeunes d’origine étrangère, c’est une aide à détester et à haïr la France. »

Abordant Napoléon, M. Casali insiste sur son rôle de modèle méritocratique, lui qui déclarait : « Je veux que chaque fils de cultivateur puisse devenir un jour ministre, maréchal d’Empire ou évêque. » Il souligne également la force morale d’un chef d’État assumant l’histoire de son pays : « De Clovis au comité de salut public, j’assume tout. »

Selon Casali, il manque aujourd’hui à nos dirigeants ce « courage politique ».

Puis il évoque la Grande Guerre, dont le sens, selon lui, disparaît des manuels : « La Grande Guerre […] a été complètement vidée de sa substance dans les programmes scolaires, pour insister sur l’aspect victimaire. »

Une réalité qui contraste avec le sacrifice immense consenti par une génération entière :

« 8 millions de soldats ont tenu le choc pendant plus de 4 ans […] un tiers de tous nos jeunes de 18 à 22 ans se sont sacrifiés pour le pays. »

Et d’insister : « Le patriotisme était la valeur essentielle de notre pays et a depuis complètement disparu. »

Enfin, l’écrivain conclut par un appel à revenir à ce qui nous fonde : « Si nous voulons marcher vers l’avenir, retournons toujours à nos racines. »

« Il faut à nouveau défendre notre culture, notre patrimoine et notre histoire pour pouvoir mieux affronter l’avenir », affirme-t-il avec force.

Source : https://www.lefigaro.fr/vox/histoire/nos-dirigeants-ont-oublie-que-si-nous-voulons-marcher-vers-l-avenir-il-faut-retourner-a-nos-racines-20251105

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