
Photo : Bésopha, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Prière place de la République : l’islam s’impose au cœur de Paris
Le samedi 19 juillet, la place de la République à Paris s’est transformée, durant plusieurs heures, en un lieu de rassemblement musulman. De 15 heures à 20 heures, près d’une centaine de membres de la confrérie soufie des Mourides, originaires du Sénégal, se sont installés en plein cœur de la capitale pour réciter des poèmes spirituels et chanter des hymnes religieux. Selon Le Figaro, ce rassemblement déclaré et autorisé par la préfecture de police avait pour objet de commémorer le retour d’exil de leur fondateur, le cheikh Ahmadou Bamba, figure majeure de l’islam sénégalais à la fin du XIXe siècle.
La préfecture de police a tenu à insister sur le caractère « culturel et spirituel » de l’événement, soulignant qu’aucun incident n’avait été constaté et qu’« aucune prière de rue » n’avait eu lieu. Pour ses services, il s’agissait simplement d’une « journée déclarée par la communauté sénégalaise mouride », sans débordement notable.
Pourtant, les images diffusées sur les réseaux sociaux ont suscité l’indignation. Voir la place de la République, symbole par excellence de la laïcité et de l’unité nationale, transformée en vaste esplanade religieuse a profondément choqué. Comme le rapporte Valeurs Actuelles, le cheikh Mahammad Mehdizade, directeur européen du Conseil mondial des imams, a dénoncé cette initiative : « La Place de la République n’est pas un lieu de culte improvisé. La transformer en “mosquée à ciel ouvert” n’est pas un acte religieux légitime, surtout lorsqu’il existe des mosquées ouvertes à proximité ».
L’imam, connu pour son engagement contre l’antisémitisme et les dérives islamistes, a ajouté dans un second message : « Un tel événement brouille les lignes, alimente la confusion et fournit des armes idéales à ceux qui veulent affaiblir l’image des musulmans dans ce pays. L’intention religieuse ne justifie pas tout. »
Il estime que ces prières-spectacles « desservent l’islam bien plus qu’elles ne le servent » et renforcent l’idée que certains musulmans ne respecteraient ni les lois, ni les espaces communs, ni les valeurs de la République.
Du côté politique, les réactions n’ont pas tardé. Guillaume Bigot, député du Rassemblement national, a dénoncé ce qu’il appelle une « laïcité alternative macronienne ». Selon lui, on interdit les crèches de Noël dans les mairies au nom de la neutralité religieuse, mais on tolère des « prières collectives place de la République ». Une contradiction qu’il juge révélatrice d’un deux poids deux mesures, où les racines chrétiennes de la France sont marginalisées tandis que les manifestations publiques de l’islam progressent.
Cet épisode, que certains pourraient minimiser, est en réalité un révélateur. Il témoigne d’un mouvement plus profond : la banalisation de l’islam dans l’espace public, au détriment des références chrétiennes qui structurent l’identité de notre pays. La multiplication de telles scènes alimente, à juste titre, l’idée d’une islamisation rampante de la société française.
Ce phénomène rejoint les avertissements formulés dans le livre Mosquées : les casernes de l’islamisation d’Avenir de la Culture, qui analyse l’invasion progressive de l’espace urbain par des mosquées-cathédrales monumentales. Ces constructions, présentées comme de simples lieux de culte, deviennent en réalité les symboles visibles d’une islamisation de nos villes, et participent à transformer l’espace commun en territoire religieux. L’événement de la place de la République s’inscrit dans cette dynamique inquiétante : occuper le cœur de la cité pour marquer le terrain, jusque dans les symboles de la République.
Un avertissement qu’il serait dangereux d’ignorer, si l’on ne veut pas voir se reproduire en France les dérives déjà constatées au Royaume-Uni.
Photo : Bésopha, CC BY 2.0, via Wikimedia Commons
Big Tech nous censure.
Aidez-nous !
Votre don permet de maintenir notre site web en activité. C'est seulement ici que nous pouvons diffuser notre message sans être soumis à la censure.