La Grande Mosquée de Paris : un cheval de Troie islamiste ?

Photo : La Grande Mosquée de Paris, Jebulon CC0, via Wikimedia Commons 

La Grande Mosquée de Paris : un cheval de Troie islamiste ?

Le silence, dans l’art de la guerre, est souvent plus révélateur que le fracas des canons.

Le 10 février dernier, la Grande Mosquée de Paris (GMP) a lancé un pavé numérique monumental de 900 pages intitulé « Musulmans en Occident ». Le prétexte ? « Déconstruire les discours haineux » et « affirmer une présence citoyenne ».

Pourtant, pour qui possède la ténacité nécessaire à la défense de notre culture, l’épaisseur du document n’est pas un signe d’érudition, mais un écran de fumée.

Derrière ces neuf cents pages se dessine une opération de blanchiment idéologique que chaque Français, chaque défenseur de notre civilisation, doit impérativement décrypter.

La stratégie du vide

La Grande Mosquée de Paris, bien qu’elle jouisse d’une façade institutionnelle, ne représente qu’une centaine des 2 600 lieux de culte en France et demeure étroitement alignée sur les intérêts du gouvernement algérien.

Ce guide se veut une « œuvre de clarification ». Mais ce qu’il omet est précisément ce qui définit la menace actuelle.

En 900 pages, pas une seule mention des Frères musulmans. Comment est-il possible d’ignorer l’organisation qui constitue la colonne vertébrale de l’islamisme politique en France, qui maille notre territoire et revendique 285 associations adhérentes, gérant pour la plupart des mosquées ?

Cette amnésie n’est pas un oubli. C’est une méthode.

En ne nommant pas l’acteur central du paysage islamiste, la GMP lui permet de continuer à opérer dans l’ombre, sous le sceau rassurant de la « citoyenneté ».

Le piège des intellectuels

Pour s’offrir une caution de respectabilité, le recteur Chems-eddine Hafiz n’a pas hésité à associer au projet des noms reconnus.

Des personnalités comme l’académicien Rémi Brague ou le professeur Gilles Kepel se voient citées ou présentées comme ayant participé à des travaux préparatoires.

Pourtant, la réalité est plus embarrassante. Rémi Brague, interrogé, confesse :
« J’ai l’impression que je me suis fait un petit peu avoir, et qu’on essaie d’accorder une respectabilité à des choses qui ne le méritent pas. » Il affirme n’avoir jamais été informé de la publication finale du manuel.

Utiliser l’autorité intellectuelle d’un tiers pour légitimer un projet qu’il n’a pas validé relève d’une tactique bien connue : obtenir une respectabilité par association, sans consentement clair.

Albouraq : l’éditeur révélateur

Si le texte tente de maintenir une apparence de modération, le choix de la maison d’édition éclaire la cohérence de l’ensemble.

Le guide est publié par Albouraq, maison connue pour diffuser les textes d’idéologues majeurs de l’islam politique contemporain :

  • Hassan al-Banna, fondateur des Frères musulmans ;
  • Sayyid Qutb, référence doctrinale du djihadisme moderne ;
  • Yusuf al-Qaradawi, théoricien influent de la charia.

Peut-on sérieusement croire à la neutralité d’un guide « républicain » porté par un éditeur qui tire profit de la diffusion d’une littérature fondamentaliste ?

La logique est simple : on ne combat pas une radicalité doctrinale avec les instruments qui l’ont nourrie.

La vigilance comme seul rempart

Ce manuel de 900 pages ne s’adresse pas prioritairement aux fidèles. Il vise les institutions, les administrations, les universités. Il fonctionne comme un cheval de Troie de l’slamisation : normaliser des concepts, neutraliser la critique, installer progressivement un cadre normatif présenté comme raisonnable.

Notre réponse ne peut être ni la naïveté ni la lassitude. Elle doit être celle de la sentinelle qui refuse de s’endormir.

Nous ne nous laisserons pas impressionner par le volume d’un ouvrage ni par le ton feutré d’un discours institutionnel. La défense de notre culture exige discernement, constance et courage.

La France ne se rendra ni au silence, ni à la duplicité organisée. Notre plume demeure vigilante. Notre détermination, intacte.

Sources : https://www.lefigaro.fr/actualite-france/derriere-le-livre-de-la-grande-mosquee-de-paris-sur-l-islam-en-occident-l-influence-des-freres-musulmans-20260212

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