
Photo : Image par Thomas Ulrich de Pixabay
La droite conservatrice gagne du terrain sur internet !
C’est la conclusion d’une enquête menée par Le Figaro : désormais, sur internet, ce sont les idées conservatrices de droite qui sont les plus populaires. Et c’est plutôt une bonne nouvelle !
C’est une réalité, constate le journaliste du célèbre quotidien : « Aux États-Unis, comme partout en Occident, la droite est en pole position sur la toile. Aucune raison que la France y échappe. »
« Cette domination se traduit moins par le nombre d’abonnés des partis politiques traditionnels sur les réseaux sociaux ou le nombre de vues et de likes sur les plateformes de vidéo type YouTube que par l’existence d’un écosystème puissant qui nourrit (...) le débat public (...) ».
Pour illustrer ses propos, le journaliste du Figaro cite la revue de presse Fdesouche (8 millions de pages vues par mois, plus de 500.000 abonnés au total sur Facebook et X), le succès de Jordan Bardella sur TikTok (2,1 millions d’abonnés), ou encore des « médias alternatifs comme Frontières et une myriade d’anonymes qui partagent chaque jour des mèmes, pour normaliser, par l’humour, leurs idées et toucher un public large, sans filtre entre l’émetteur et le récepteur. »
Alors, « si costaud que ça, la droite dure ? “Expérimentée”, répond Fabrice Epelboin, spécialiste du numérique et des réseaux sociaux. Dans les années 1990 jusqu’aux années 2010, la gauche chic rayonne de tout son soft power (...) sur les plateaux de télévision et à la radio. »
Or, « L’extrême droite a été excommuniée des médias traditionnels à la fin des années 1990, la jeune génération de cette mouvance politique s’est réfugiée sur internet », ajoute M. Epelboin. Ainsi serait née une « “contre-culture” de droite, qui a acquis et développé au fil du temps les codes de cet univers foutraque qu’est internet », conclut-il.
Le quotidien rappelle que « Le boycott des thèses conservatrices (...) a également pu jouer un rôle majeur. “La créativité naît de la contrainte”, tente d’expliquer un internaute tendance libéral-conservateur. Pour lui, “la modération était si zélée sur les réseaux sociaux que faire passer un message ‘de droite’ directement au grand public était pratiquement impossible.” »
Et en effet, cette « contrainte a permis l’émergence de nouveaux moyens d’expressions créatifs pour contourner la censure. (...) Et en pratiquant l’excommunication, en jouant à la police des archives avec ceux de son camp, la gauche n’a pas arrangé son cas. »
« Ce n’est pas près de s’arranger, à en croire Valerio Motta, spécialiste de communication numérique, ex-directeur de la communication du Parti socialiste : “La culture du lol n’est plus à gauche, car la gauche n’est pas assez structurée et sereine pour en faire une force majeure.” Pas assez sereine ou ennuyeuse comme la pluie, en se fixant sans cesse des règles et des lignes rouges à ne pas franchir ? »
« Comme si, à droite, le ”buzz” passait aujourd’hui par l’humour tandis qu’à gauche, la viralité se faisait via l’angoisse : de la fin du monde à cause du réchauffement climatique ou de la fin d’un monde en raison d’une menace fasciste rampante », souligne le journaliste du Figaro.
En France, en tout cas, « (...) force est de constater que la donne a changé. Car a émergé (...) un système médiatico-politique autrement plus favorable à la droite symbolisé par le rachat du groupe Canal+ et la montée en puissance de CNews qui fournit un contenu vidéo quotidien au public en quête de joutes verbales contre les « “gauchistes” (...). »
Et de conclure par cette interrogation : « Sur la toile, la droite a en partie gagné la bataille en surfant sur une supposée hégémonie de la gauche dans les médias traditionnels. Dans un monde où les cartes sont rebattues, peut-elle gagner la guerre d’internet ? »
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