Photo : Danzerzat, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons
La charia avant la loi française ? Le scandale Securitas
Une controverse sérieuse a éclaté à l’été 2025 autour d’un module de formation interne de la société Securitas, destiné aux agents de sécurité intervenant sur des sites français du groupe Amazon. En cause : l’introduction explicite d’une référence à la charia dans un module obligatoire consacré aux gestes de premiers secours.
Le passage incriminé figure dans un « refresh training » annuel portant sur les premiers secours et la doctrine QHSE. Il stipule sans ambiguïté : « En accord avec la loi de la charia, autant que possible, les premiers secours doivent uniquement être administrés par une personne du même sexe que la victime. »
Cette consigne a été découverte en juillet dernier par plusieurs responsables de terrain. Ceux-ci ont immédiatement alerté leur hiérarchie, estimant qu’une telle directive était incompatible avec le droit français et avec leurs obligations professionnelles. L’un d’eux explique : « Il faut comprendre que, en tant que responsables de la sécurité sur le terrain, c’est nous qui sommes en première ligne. Je ne peux pas appliquer des règles qui constitueraient une non-assistance à personne en danger. »
La formation concernait l’ensemble des agents Securitas opérant sur des sites Amazon en France, du siège de Clichy aux centres logistiques de Bordeaux, Lyon, Lille ou Toulouse. Son caractère obligatoire a renforcé les inquiétudes, puisque la validation du module conditionnait la poursuite de l’activité professionnelle sur ces sites.
Trois responsables ont refusé de valider la consigne litigieuse. Ils ont invoqué la Constitution française, les principes de laïcité, l’égalité entre les sexes, ainsi que leur responsabilité pénale personnelle. Selon l’un d’eux, la réaction interne a rapidement pris la forme de pressions explicites : « On nous a demandé, en substance, de nous taire. Mais cette référence à la charia allait à l’encontre de nos valeurs professionnelles et personnelles. »
Les trois responsables ont finalement été licenciés, officiellement au motif qu’ils ne « correspondaient plus aux valeurs du groupe ». À ce stade, selon des sources internes, la référence à la charia n’aurait pas été supprimée du module de formation. « J’aimerais pouvoir vous dire qu’il a été amendé, mais, pour autant que je sache, ce n’est pas le cas », indique l’un d’eux.
Au-delà des faits, cette affaire révèle un phénomène plus profond. Il ne s’agit ni d’une revendication publique ni d’un affrontement idéologique frontal, mais de l’introduction discrète d’une norme religieuse étrangère dans un cadre professionnel régi par le droit commun. La charia n’est pas évoquée ici comme une croyance privée relevant de la sphère personnelle, mais comme un référentiel normatif susceptible d’influencer des procédures vitales engageant directement la sécurité des personnes.
Ce type d’épisode illustre une méthode bien connue, notamment utilisée par les Frères musulmans : l’avancée progressive par petites concessions, par le langage technique, par l’habitude. Ce qui apparaît aujourd’hui comme une anomalie peut, demain, être perçu comme une simple adaptation, puis devenir une exigence implicite, rarement remise en cause.
Le fait que ceux qui ont résisté aient été licenciés, tandis que la consigne litigieuse n’a fait l’objet d’aucune condamnation claire et publique, interroge sur l’équilibre réel entre le respect des lois nationales et certains accommodements idéologiques. Cette affaire pose ainsi une question essentielle : jusqu’où des entreprises opérant en France peuvent-elles intégrer des références religieuses — en l’occurrence islamistes — incompatibles avec le droit, sans que cela ne suscite de réaction ferme ?
C’est bien d’un enjeu de civilisation qu’il s’agit.
Big Tech nous censure.
Aidez-nous !
Votre don permet de maintenir notre site web en activité. C'est seulement ici que nous pouvons diffuser notre message sans être soumis à la censure.